Belleroche : 16 randonneurs, un cochon espion… et des vaches peu reconnaissantes !

Nous étions 16 patrouilleurs, prêts à en découdre avec les chemins de Belleroche pour une randonnée de 9,5 km et 340 m de dénivelé. Autant dire une promenade de santé… selon celui qui reste à la maison !
Le départ fut donné aux abords de l’église de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste, en ce mardi 31 mars. Dernier jour du mois… mais visiblement, l’hiver avait décidé de jouer les prolongations sans demander l’avis de personne.
Très vite, la troupe s’élance, déterminée… et bien emmitouflée. Car contrairement à la semaine précédente, pas question aujourd’hui d’enlever une couche : le vent, lui, s’en chargeait déjà bien assez !



Côté rencontres, le spectacle était au rendez-vous. Un petit cochon, visiblement surpris de voir passer autant de bipèdes d’un coup (et surtout sans gamelle à la main), nous fixa longuement avant d’aller, à coup sûr, lancer l’alerte générale à ses congénères de la mini-ménagerie. Quelques secondes plus tard, nous étions officiellement devenus l’attraction du jour.


Plus loin, deux équidés, confortablement installés dans leur manteau naturel, nous observaient avec ce petit regard qui semblait dire : « Vous êtes sûrs que c’était une bonne idée de sortir aujourd’hui ? » Pendant ce temps, Annick, notre coordinatrice Pilates, dans un élan de sociabilité inter-espèces, alla leur dire bonjour… sans obtenir de réponse. Manifestement, ils n’étaient pas inscrits au cours !
Arrivés au Mont-Joly, arrêt obligatoire pour la traditionnelle photo de groupe devant la Vierge du Mont-Joly, majestueuse Madone aux pieds nus foulant un serpent. Une œuvre impressionnante de Jean Molette, sabotier-sculpteur du XIXe siècle. et surtout un excellent prétexte pour souffler un peu sans perdre la face.

Puis vint LE moment tant attendu : la pause ravitaillement ! Et là, autant dire que nos adhérents n’avaient pas lésiné : viennoiseries, friandises… un véritable buffet improvisé au milieu des chemins. De quoi repartir du bon pied… ou au moins du pied gauche, mais avec le sourire.
Mais mars, vexé de voir autant de bonne humeur, décida de remettre un peu d’ordre : les giboulées firent une entrée remarquée, nous fouettant le visage comme des poignées de riz lancées à un mariage… sauf qu’ici, personne n’avait dit oui, et surtout pas à le grésille !



Enfin, l’arrivée à Belleroche se profilait, avec la promesse d’un accueil triomphal… ou presque. Une haie d’honneur de vaches nous attendait. Enfin, « attendait » est un bien grand mot : ces dames, confortablement installées, n’ont même pas pris la peine de se lever pour saluer notre exploit. Pas un meuglement, pas un applaudissement… la célébrité est parfois cruelle.
Mais qu’importe ! Encore une belle randonnée, des souvenirs plein la tête, quelques courbatures en bonus… et une certitude : on reviendra. Peut-être… avec du soleil la prochaine fois !
Jean-Marc

