Les Petits Petons face à l’indifférence animale


Ce jeudi, les Petits Petons ont envahi la commune de Saint-Denis-de-Cabanne pour une balade de proximité. Une expédition de haut niveau : 5,5 km au compteur, une dizaine de courageux au départ, et un ciel couvert qui menaçait… sans finalement oser passer à l’action. Même la pluie a préféré rester chez elle.

À peine partis, premier comité d’accueil : deux chevaux. Enfin… “accueil” est un bien grand mot. Le nez dans l’herbe, ils ont continué leur repas avec un professionnalisme admirable, nous faisant comprendre que notre passage ne méritait même pas un demi-coup d’œil.

Un peu plus loin, changement de décor mais pas d’ambiance : un magnifique troupeau de charolaises en plein goûter. L’une d’elles nous a observés avec un calme olympien, l’air de dire : « Circulez, braves marcheurs, nous sommes en pleine dégustation… et vu le nombre, ce n’est pas vous qui allez nous piquer le buffet ! »


Devant tant de démonstrations gastronomiques, nous ne pouvions pas rester simples spectateurs. Par solidarité rurale et aussi parce qu’une randonnée sans pause n’est pas vraiment une randonnée nous avons nous aussi sorti le goûter. Il faut savoir vivre.


Pendant cette aventure champêtre, nous avons croisé deux autres superbes équidés. Même scénario : museau dans l’herbe, encolure immobile, regard absent. Clairement, côté relations publiques, la faune locale a encore quelques progrès à faire.


La balade s’est poursuivie et, pour finir en beauté, nous sommes passés sur un petit pont sous lequel coulait le Sornin avec un débit particulièrement généreux. Après avoir croisé chevaux, charolaises et autres spécialistes du casse-croûte, voilà que c’est la rivière elle-même qui semblait vouloir nous rappeler qu’elle aussi avait de l’énergie à revendre. Le Sornin filait bon train, bien décidé à ne pas se laisser distancer par les Petits Petons.


Au final, une très belle promenade, conviviale et agréable. 5,5 km de bonne humeur, de campagne et de rencontres… enfin, de rencontres à sens unique. Car ce jeudi, à Saint-Denis-de-Cabanne, nous avons surtout appris une chose : chez les animaux, l’herbe passe avant les randonneurs.

Jean-Marc

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