Coutouvre : entre histoire, chaleur et concert de braiments !


Mardi 16 juin, une toute petite partie des Pas Vaillants et de la Patrouille ( nous n’étions que 14 ) s’était donné rendez-vous à Coutouvre pour une randonnée de 10 km et 300 mètres de dénivelé. Il faut dire que le départ matinal et le soleil de plomb en avaient découragé plus d’un

Avant de partir, nous avions rendez-vous sur la petite place du village, face à ce magnifique trompe-l’œil qui attire immédiatement le regard.

Geneviève endossa alors l’habit de conférencière pour nous présenter cette fresque.

La Fresque de Coutouvre, réalisée par l’association « Coutouvre se souvient », rend hommage à trois personnalités qui ont marqué l’histoire du village : Louis Mercier (1870-1951), poète et journaliste ; Jeanne-Marie Chavoin (1786-1858), fondatrice des Sœurs Maristes ; et Claude-Marie Dubuis (1817-1895), deuxième évêque du Texas et fondateur de la congrégation des Sœurs de la Charité du Verbe incarné.

Inhumé dans l’église de Coutouvre, Claude-Marie Dubuis repose dans un édifice qui abrite également un remarquable Retable ( construction verticale qui porte des décors sculptés, parfois peints, en arrière de la table d’autel d’un édifice religieux ) ainsi qu’une chaire de grande qualité ( la chaire, se trouve accrochée à l’un des murs ou a un pilier ; le prêtre s’y tient lorsqu’il fait son sermon aux fidèles).

À travers cette fresque, modeste par sa taille mais riche de sens, le village célèbre trois enfants du pays dont le destin et l’influence ont largement dépassé les frontières françaises pour rayonner jusqu’aux terres du Texas.


Après ce passionnant cours d’histoire, il fallut tout de même penser à marcher ! Nous voilà donc partis à travers la belle campagne Coutouvraude, sous un soleil qui n’avait manifestement pas prévu de prendre sa journée.

Au détour d’un chemin, un âne nous interpella avec un braiment digne d’un ténor en fin de carrière. Il semblait réclamer de la compagnie. Notre animatrice de la gym zen s’approcha alors pour lui expliquer que la méthode douce et la zen attitude obtenaient généralement de meilleurs résultats que les décibels. L’âne ne donna malheureusement pas son avis.

Un peu plus loin, quelques alpagas nous aperçurent arriver en groupe. Sans doute impressionnés par notre nombre ou par notre allure de randonneurs déjà bien cuits par le soleil, ils préférèrent battre en retraite et disparaître discrètement.

C’est vrai que l’on étaient un peu fou de marché sous cette chaleur, s’est se qu’on pensé c’est deux lama qui sont restés impassible a notre passage

Quant aux moutons rencontrés ensuite, ils avaient adopté la meilleure stratégie de la journée : rester tranquillement à l’ombre des feuillus en nous regardant passer avec un mélange de compassion et d’incompréhension.


Par deux fois, notre parcours emprunta de petits ponts enjambant le Trambouzan. L’un d’eux, construit de façon plutôt artisanale avec des poteaux en béton, ajoutait une légère touche d’aventure à la sortie. Le ruisseau, quant à lui, commençait à voir son débit fondre aussi vite que notre énergie sous la chaleur.


Au détour d’un chemin, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir une petite armoire proposant divers produits frais locaux ainsi que des créations artisanales du terroir, véritable vitrine du savoir-faire du coin.

Nos pérégrinations nous firent également découvrir deux jolies chapelles : l’une sur la commune de Montagny, l’autre à notre retour sur Coutouvre, surmontée d’une Madone qui semblait nous féliciter d’avoir terminé cette randonnée sans trop de dégâts.


Enfin… sans trop de dégâts, c’est vite dit. Quelques litres de transpiration, quelques jambes lourdes et quelques visages couleur tomate témoignaient que le soleil n’avait pas ménagé ses efforts. Sans compter deux adhérentes qui ont préféré écourter les débats avec la canicule et rejoindre la voiture-balai, laquelle a effectué sa mission de sauvetage avec une efficacité digne des plus grandes équipes d’assistance ! 😄

Mais au final, encore une belle randonnée, de beaux paysages, de bons moments de convivialité et, surtout, une nouvelle preuve que les randonneurs sont parfois plus têtus que les ânes rencontrés en chemin

Jean-Marc

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